MOOD BOARD naît d’un accident.
À la fin de certaines séances dans mon studio, j’imprime quelques portraits sur l’imprimante de bureau.
Des tirages de lecture, sans autre destination que celle de regarder autrement les images que nous venons de réaliser.
Un jour, mon assistant me rapporte certaines de ces feuilles retrouvées froissées. Il les a repassées.
Les plis, les traces, les accidents du papier donnent aux portraits une matière nouvelle : un écho à quelque chose que je perçois chez celles et ceux qui passent devant mon objectif : une matière silencieuse, à peine dissimulée.
Photographier quelqu’un dans mon studio m’engage. Une personne accepte mon regard et me confie son image.
Le portrait se construit dans cet espace, entre ce qui se montre et ce qui demeure en retrait.
MOOD BOARD explore cet endroit fragile où la matière de l’image rencontre celle d’une présence.















