TERRA MEA est une quête visuelle intime, une tentative de recomposer les fragments épars d’un héritage familial que le temps, l’exil et le silence ont partiellement effacés.
Ma famille a vécu l’ailleurs : l’Afrique du Nord, sa lumière, ses vents brûlants, puis l’exil, le départ sans retour, l’ancrage forcé sur une terre nouvelle.
Je suis né après, en France, dans l’écho de cette histoire, dans les silences qui entourent les valises fermées à double tour.

Extrait de DARK ROOM #3


Avec cette série, j’ai la volonté de faire affleurer les traces — celles qui survivent dans les gestes, dans les paysages intérieurs, dans ce qui ne se dit pas mais se regarde.

TERRA MEA est une traversée : celle de la mémoire, de l’appartenance, de ce territoire invisible qu’on porte en soi sans toujours le connaître.
Avec cette série, je cherche à tisser un récit sensible et artistique, fait d’images nouvelles, pour donner forme à une origine restée longtemps abstraite.

TERRA MEA n’est ni un journal de famille, ni un reportage documentaire : c’est un espace de résonance, une archéologie du lien, entre mémoire personnelle et Histoire collective.

Extrait de DARK ROOM #2