The Inner Run explore la dimension introspective de la course à pied.
Ici, le mouvement n’est pas celui de la performance, mais celui d’une transformation silencieuse : un dialogue entre le corps, le souffle et la mémoire.

Chaque image se situe à la frontière du réel et de la perception, comme la réminiscence d’un geste intérieur.
Le coureur devient figure archétypale — symbole d’une traversée de soi, d’une quête d’équilibre entre effort et abandon.

L’esthétique volontairement ancrée dans les années 1970, avec son rendu argentique et ses marques de pellicule, inscrit la série dans une temporalité suspendue.
Cette patine visuelle agit comme une mémoire collective : elle relie le présent du mouvement à un passé universel, celui du besoin humain de se (re)trouver dans l’action répétée.

The Inner Run interroge la part invisible du geste.
Ce que l’on poursuit quand on court.
Ce qui demeure quand on s’arrête.